Pensez-vous que les pesticides représentent un danger pour la santé et l'environnement ?
Les pesticides sont des toxiques dont les impacts nocifs sont pluriels :
- sur la santé humaine avec des effets mutagènes et cancérigènes ou des conséquences irréversibles et pénalisantes - altérations sexuelles et atteintes à la fertilité ;
- sur l'environnement : les milieux sont contaminés (l'eau des nappes phréatiques, le sol, l'air avec des fines gouttelettes de pesticides) et la biodiversité s'érode rapidement : des milliers d'espèces de plantes et d'insectes ont disparu de nos champs, prairies et forêts ;
- sur l'énergie : ces produits sont très coûteux en matières premières, en élaboration, en transport, et même parfois en sécurité (explosion de Toulouse). Ils augmentent la facture des intrants et dans le Sud fragilisent les paysans par une concurrence hors de portée.
Par conséquent, diminuer et encadrer leur utilisation est indispensable.
Quelques progrès, sous la poussée des écologistes, ont été réalisés:
- passage de l'expertise du Ministère de l'Agriculture (Comtox) à l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) ;
- exigence d'une étude de mise sur le marché comprenant la santé, l'environnement et le scénario d'application ;
- interdiction de publicités flatteuses et mensongères (loi sur l'eau).
Mais beaucoup reste à faire et mes objectif sont de :
- favoriser la recherche indépendante : il faut plus de toxicologues, et une déontologie de l'expertise (Haute Autorité de Contrôle des Protocoles) ;
- créer les conditions d'une épidémiologie rigoureuse et exhaustive (exemple : registre des cancers) ;
- réorienter le Ministère de la Santé (aujourd'hui consacré aux soins) pour une partie significative vers la santé environnementale (milieux protégés, prévention, suivis professionnels, veille consommateurs) ;
- réorienter l'agriculture vers une vérité des prix (dont le coût énergétique) et une exigence de qualité alimentaire et de sauvegarde des ressources (sols, eaux, humus) avec emploi paysan mieux réparti ;
- revoir, à la manière de la directive REACH (voir question 9) d'un haut niveau, non seulement les nouvelles substances, mais aussi les anciennes, dont beaucoup mériteraient de ne plus circuler : à quoi bon ces énergiques pesticides qui créent des pathologies graves chez les agriculteurs comme les consommateurs d'une part, et détruisent l'emploi d'autre part. C'est une question de responsabilité et un choix de société.
- sur la santé humaine avec des effets mutagènes et cancérigènes ou des conséquences irréversibles et pénalisantes - altérations sexuelles et atteintes à la fertilité ;
- sur l'environnement : les milieux sont contaminés (l'eau des nappes phréatiques, le sol, l'air avec des fines gouttelettes de pesticides) et la biodiversité s'érode rapidement : des milliers d'espèces de plantes et d'insectes ont disparu de nos champs, prairies et forêts ;
- sur l'énergie : ces produits sont très coûteux en matières premières, en élaboration, en transport, et même parfois en sécurité (explosion de Toulouse). Ils augmentent la facture des intrants et dans le Sud fragilisent les paysans par une concurrence hors de portée.
Par conséquent, diminuer et encadrer leur utilisation est indispensable.
Quelques progrès, sous la poussée des écologistes, ont été réalisés:
- passage de l'expertise du Ministère de l'Agriculture (Comtox) à l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) ;
- exigence d'une étude de mise sur le marché comprenant la santé, l'environnement et le scénario d'application ;
- interdiction de publicités flatteuses et mensongères (loi sur l'eau).
Mais beaucoup reste à faire et mes objectif sont de :
- favoriser la recherche indépendante : il faut plus de toxicologues, et une déontologie de l'expertise (Haute Autorité de Contrôle des Protocoles) ;
- créer les conditions d'une épidémiologie rigoureuse et exhaustive (exemple : registre des cancers) ;
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