Voulez-vous revenir à une politique volontariste du développement des transports en commun ?
Les déplacements urbains sont l’une des causes majeures de la pollution de l’air en ville, qui constitue un véritable problème de santé publique. Un nombre croissant de collectivités locales en ont pris conscience, et ont commencé à s’engager dans des politiques d’ensemble, visant à réduire les déplacements automobiles et à encourager les modes alternatifs. Le développement des transports en commun constitue l’un des volets de ces politiques. L’aide de l’Etat avait été fortement augmentée à la suite de la loi « solidarité et renouvellement urbain » (SRU), aussi bien pour aider au financement de ces modes de transport que pour aider à la mise en œuvre des actions contenues dans les plans de déplacements urbains. Le gouvernement Raffarin a supprimé ces aides, un exemple de plus du décalage total, lorsqu’il s’agit d’environnement, entre les paroles et les actes, dont nous sommes accoutumés depuis 2002. Aujourd’hui, le gouvernement Villepin lance un ballon d’essai, avec l’idée du péage urbain, dont l’institution serait de la responsabilité des autorités locales, et qui présente sans doute à ses yeux le grand mérite de faire oublier le désengagement de l'Etat. Je dis sur ce point : attention, car une telle mesure, qui semble répondre au principe du « pollueur-payeur », peut avoir des conséquences sociales redoutables.
Le volontarisme dans le développement des transports en commun n'aura cependant son efficacité que s'il s'inscrit dans une politique de déplacements cohérente. J'ai vu dans la passé trop de PDU qui, tout en prévoyant la réalisation d'un transport en site propre dans le centre de l'agglomération, y multipliaient les places de parking pour les voitures et demandaient à l'Etat une rocade routière en périphérie, dont on sait très bien qu'elle concoure à l'étalement urbain et à l'usage de la voiture.
Le volontarisme dans le développement des transports en commun n'aura cependant son efficacité que s'il s'inscrit dans une politique de déplacements cohérente. J'ai vu dans la passé trop de PDU qui, tout en prévoyant la réalisation d'un transport en site propre dans le centre de l'agglomération, y multipliaient les places de parking pour les voitures et demandaient à l'Etat une rocade routière en périphérie, dont on sait très bien qu'elle concoure à l'étalement urbain et à l'usage de la voiture.
Notez cette réponse :
Noter la pertinence de cette réponse :| incomplet, insatisfaisant | complet, intéressant |
| je n'ai rien compris | clair |
Nous vous proposons ces questions proches
Documents liés
| Liens |
|---|
|
Respect - vidéo
La réaction de Dominique Voynet au renoncement de Nicolas Hulot. |

